
Dol, capitale de la Bretagne où trônait le roi Nominoë en l’n 845, comme l’atteste la pierre gravée déposée sur le parvis de la Cathédrale Saint Samson
A l’entrée, les deux gardiens de la Cathédrale de Dol surveillant l’entrée sous le « porche Cœuret «


Les deux gardiens de la Cathédrale de Dol surveillant l’entrée sous le « porche Cœuret »



La colonne aux 44 cœurs de porche Ouest, dénommé porche Cœuret du nom de l’abbé commanditaire. 4 est un chiffre particulier. Sa symbolique est résumé par le commentaire tiré des rêves d’enfants, tome 2 de C. G. Jung :
« L’ évolution connaît donc ici (dans le rêve analysé) quatre stades, ce qui n’est certainement pas un hasard. Il s’agit d’une classification très commune, qui correspond également à une loi fondamentale de l’alchimie selon laquelle le processus de la transformation s’effectue selon quatre stades. Cette répartition appelle l’idée que tout ce qui est humain est formé de quatre parties. Dans le mythe du Paradis, le fleuve qui coule du jardin d’Eden se divise aussi en quatre. Les gnostiques ont employé la même image pour représenter le devenir de l’homme intérieur. Pour Simon le Magicien, le Paradis représente l’utérus et le jardin d’Eden le nombril. Quatre fleuves en jaillissent, sous la forme de deux veines qui véhiculent l’air et de deux autres qui véhiculent le sang, apportant ainsi à l’enfant à naître à la fois le sang et le pneuma. Dans l’Antiquité, on avait pour coutume de diviser le monde en quatre éléments auxquels correspondaient autant de tempéraments. Chez Schopenhauer, le chiffre quatre apparaît également sous la forme d’une quadruple racine. Dans le christianisme, cette division quadripartite est exprimée dans le symbole de la croix. Toujours dans le christianisme, elle apparaît encore sous une autre forme, la « benedictio fontis » : le prête fait un signe de croix avec l’eau dans les quatre directions, rappelant ainsi les débuts de la Création. »
L’abbé Cœuret avait certainement un intérêt particulier pour l’alchimie comme le montre le phylactère présent sous son blason. « Vista interiora Terrae » est en effet le début du célèbre acronyme hermétique « VITRIOL » : Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultum Lapidem, qui se traduit par « Visite l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée »


L’ alchimie est aussi présente à l’intérieur de l’édifice religieux. On la retrouve notamment dans les gravures du tombeau de Saint James. Pour en connaître la traduction, je vous recommande le livre de Jacques Hylae : « le tombeau de Thomas James«
